Samedi 14 novembre 2009 6 14 11 2009 20:10
Et oui, j'en ai mis du temps à mettre mon blog à jour avec des photos du jardin ! Le printemps est passé, l'été, l'automne est presque fini...
Malgré un petit break cet été, le jardin a bien donné. Par exemple  quelques 45 kg de pommes de terre, de la salade quotidiennement depuis avril, des fèves, des radis, de la roquette, des brocolis, des petits pois, des haricots, mais aussi des radis noirs, 15 kg de choucroute (merci maman ! ), de belles citrouilles (merci frangine :)), quelques courgettes ! Et encore aujourd'hui, des choux de bruxelles, des bettes, des radis noirs, et quelques derniers petits choux.
Des échecs aussi, comme les échalottes, les oignons, l'ail et les tomates ! Plantés trop tôt, trop d'humidité. On essayera de corriger les erreurs pour l'année prochaine !
Le jardin dort de son sommeil d'hiver désormais ! Quelques petites photos pêle-mêle en attendant son réveil !
 
A très bientôt,
    Ci-dessous et ci-contre, un apperçu des récoltes deux à trois fois par semaine entre mai et juillet.
    Une belle récolte de choux brocolis, malheureusement qui sont venus à maturité quasiment tous en même temps ! Alors, cela a été l'occasion de partager. C'est cela aussi les jardins ouvriers !
Une astuce pour éviter que les papillons viennent pondre dans les choux : pratiquement jusqu'à maturité des choux, les recouvrir tout simplement d'un filet : cela empêche ls oiseaux de les brouter pour ceux qui aiment cela (corneilles notamment) et les papillons ne peuvent passer au travers des mailles. Cela évite totalement d'avoir besoin de traiter. Le seul fléau restant encore à la rigueur les limaces. Là, il y a la bière, mais à condition de la renouveller quotidiennement, ce qui n'est pas facile en jardin ouvrier. Bon il faut aussi dans des mesures raisonnables accepter le "prélèvement" naturel !!

 

Ahhh ! les petits pois et les fèves ! Bonne récolte 2009 pour les petits pois que les limaces avaient bien voulu laisser grandir ! Quant aux fèves, ne m'en parlez pas... Nous en avons mangé à ne plus en avoir envie ! Le luxe...
 
Les carottes violettes : le jardin est encore en proies avec pas mal de parasites, tels le ver de la carotte. Il existe en bio donc deux solutions, ou arroser de temps à autre avec une eau dans laquelle on a dilué un peu de savon de marseille, et de planter auprès des carottes des poireaux et des oignons. Semer aussi sur le rang en même temps que les carottes, des simples comme de l'aneth qui par leur odeur vont éloigner les insectes qui pondent et dont le larves sont le ver de la carotte.
En plus de cela, il est important en amont de choisir des espèces de carottes résitantes, comme cette fameuse carotte violette, espèce très ancienne, et qui prend pratiquement pas le ver... Trop dure et tellement gouteuse ! 
  Les choux de Bruxelles : ça y est, ils commencent tout juste en ce mois de novembre à donner. Et quel goût !  
   
  La récolte des citrouilles : récolte inespérée, presque génération spontanée. Je mettrai dès que j'en ai le temps quelques recettes pour les manger de façon diversifiée.   
    Mesurations : 15 cm de long, presque 5 cm de diamètre au collet pour certaines.... Même les souris ont du mal à croquer dedans.... Que des vitamines :))
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
Par Aurore - Publié dans : Jardinage
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 07 2009 20:12

D'eau, de brumes et de pierres. La marque d'un tâcheron, mille ans d'âge. Signature nommée d'un anonyme, pour la postérité.
Chatouillé des pieds des centaines de milliers de visiteurs qui ont déjà foulé son sol, foulé, refoulé, insatiables, inlassables de sa beauté, de sa prestance, de son immortalité.
Sa baie, son histoire font sa grandeur.
Le défi qu'il représente, le temps qui s'est posé, là pour ne jamais en repartir.
Point fixe à l'horizon, entre France et Angleterre. Histoires mêlées, disputées. Le gris de sa pierre appelle l'île toute proche.
Des morceaux, les uns après les autres, majestueux.
Le gris de l'horizon au travers des vitraux, le vent du large fouette le visage.
Il fait froid cet hiver sur le Mont, mais sa beauté givre mon âme de cristaux immortels.
Que d'histoires emmêlées, que de fragments de vies posés ici, éternels. Que de passages au travers de ce rocher.
Non loin de là, Tombelaine. Clin d'oeil au passé, aux origines. La brume l'enveloppe et par les vitres je la vois disparaitre doucement à l'horizon.
Prière laissée là par les hommes depuis mille ans. Symbole de leurs savoirs, de leurs rêves de puissance, de leur misère et leurs souffrances.
Symbole de la difficulté des hommes à vivre avec les leurs. Mais immensité de beauté, de prouesses, de défis. Concentré de vie, d'espoir, d'humanité.
Posé là, hier aujourd'hui, demain. Posé là, debout, plus que jamais, symbole d'un Occident encore gothique.

© - Sardin'Aert - 2009 - In "Singulier pluriels"

Par Aurore - Publié dans : Écriture
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 07 2009 23:55

Immensité, immensité de sable, sculptée par la mer, les vagues, le vent du fond des océans. Schistes, roches, granites, paysages d'ailleurs, transparence de l'eau dure. Protégés par les légendes, les esprits et la baie. Bordés par la lande, bercés par les dunes.
Immensité de mon coeur, source de plénitude et de bonheur. Parsemée de jaune vif, de ces orcres de bruyères, dégradés de mauve et de violet. Epineuse comme l'ajonc, soyeuse comme les genêts, sombre et perceptible comme ces silhouettes de pins maritimes de l'autre côté de la baie.
Le blanc du grès parait arriver d'une autre planète. Posé là.
Immensité de mon âme loin là-bas, tout au bout de la terre.
Presque une île, presque un rêve, inachevée, de couleurs, de vents, de fougue, de liberté contrainte mais acceptée.
De mon rêve renaissent des foules laborieuses, immigrées de la terre, en recherche de pain et d'une vie meilleure.
De mon rêve jaillit un minuscule poisson. Gravé dans les mémoires, gravé dans la légende, gravé sur le haut du mur de Saint Michel.
Par banc, il revient, d'un même élan, d'une même direction, redorer d'argent ces eaux profondes. Sous les convoitises du Bassan.
Immensité de couleurs, avant d'être de sable et de falaises. Immensité de peuples, d'horizons, de larmes et de rires.
Tu coules dans mon sang, tu me donnes une partie de ma force.
Immensité comme ces horizons qui leur apparaissaient à eux, loin de leurs rivages et des leurs.
Tu te relèves enfin de ceux pour qui l'amour n'existait pas et pour qui seul le grand soir valait la peine de vivre.
Tu te relèves enfin, fière et digne, de cette éternité obscure pour redonner aux tiens le sourire de la vie.
Figée par le granit de tes murs, brillante de brume, froide comme l'Atlantique. Tu restes du caractère de tes ancêtres, pour le meilleur et pour le pire.
J'aime beaucoup.


© - Sardin'Aert - 2009 - In "Singulier pluriels"
Par Aurore - Publié dans : Écriture
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 07 2009 23:54
Il est minuit passé. La ville s’est assoupie. Seule devant mon clavier, c’est une envie irrépressible d’écrire ces lignes qui me prend, me pousse à ne pas aller me coucher.
J’ai envie d’écrire sur tout, sur rien.
J’ai envie d’écrire sur moi, sur vous, sur eux.
Sur avant, sur aujourd’hui, pour demain, pour eux.
D’écrire comme un peintre dépeint la vie, la société, par la transparence de son âme au travers de sa main.
Par petites touches, par impression, par sentiments. Le plus dur c’est de commencer, puis de ne pas se perdre.
Où se placer dans cet univers ? La nuit est silencieuse, l’orage s’est calmé. Seule l’horloge au mur égraine ses secondes qui nous rappellent douloureusement que le temps passe.
J’ai envie d’écrire d’où je viens, pourquoi je suis ici aujourd’hui devant mon bureau, à minuit passé, sans aller me coucher.
La mélancolie, le sentiment d’injustice, d’une injustice qui a traversé le temps, de la force de vivre, du pardon, et de la foi en la vie et en ses messagers ; tout cela me tient éveillée.
J’écris sans trop savoir où je vais, ce n’est pas grave, je trierai. Je couche sur le papier, oh pardon, j’accroche sur l’écran, je tape sur mon clavier ce que mon cœur me dicte, sans censure.
J’écris, comme le long d’un chemin que l’on prend, avec la tête ailleurs, mais avec la curiosité de découvrir ce qu’il nous réserve. Je sais que les chemins sont nombreux, qu’il faudra faire des choix, mais cet itinéraire n’est pas encore fixé, tout est possible.
Et puis, d’en définir le sens, l’objectif, le pourquoi ? Le quoi apporter à l’autre, pourquoi lui accrocher tous ces mots si c’est pour qu’il reparte encombré, pollué ?
Le partage doit être fait de richesses, d’expériences utiles et exploitables. Il doit être cette nature généreuse, mais aussi cette vérité. Ma vérité, mon film, celui qui me défile devant les yeux depuis le début, celui de mon cœur, de mon âme. Le partage doit permettre l’enrichissement de l’autre, de soi-même par un retour incessant, il doit remplir d’énergie celui qui accepte de le partager, de lui consacrer quelques parties de son temps. Il doit lui donner un peu plus d’énergie, cette énergie que l’on appelle l’enthousiasme.
L’objectif est alors à définir, même si le sens en est clair. Mettre sur le papier ce que je porte en moi, et ce qu’ils ont porté aussi avant moi.
Eux ? Ceux qui ont permis ces lignes, ceux qui m’ont construite, au travers de leur expérience, grâce à nos chemins qui se sont croisés, à l’expérience qu’ils m’ont fait partager, à leurs vies dessinées sur le sol de l’humanité, faites de tous les sentiments et des choix prégnants. Des choix que l’histoire a retenu, des choix que le présent porte encore, des choix dont parfois le futur sera encore porteur, voire encombré.
Le début de quelque chose....
© Sardin'Aert - 2008 - In "Singulier pluriels"
Par Aurore - Publié dans : Écriture
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 07 2009 23:53

Traverser autant d’année, pour souffrit autant, sans jamais avoir pu le dire, par respect de la parole donnée.

Sans jamais avoir voulu rompre le pacte maternel, mais en nous léguant à nous autour de lui tout ce lourd héritage, pas forcément identifié, pas forcément connu, et de toute façon bien méconnu.

Il nous faudra décider d’en faire quelque chose, c’est notre tour.

Il nous faudra décider individuellement de ce que nous voulons en faire, mais avant de décider ce qu’en faire, il nous faudra d’abord pardonner.

D’abord pardonner pour retrouver notre dignité, pour retrouver cet apaisement qui manque à notre famille, et puis vivre en vérité. Il nous faudra aussi demander pardon, à nous même car c’est avec nous même, notre propre sang que nous sommes en tourment.

Point n’est besoin de fouiller en profondeur pour vivre en vérité, il n’a jamais voulu parler de cette vérité, mais nous vivant la portons aujourd’hui, et avons besoin enfin de déposer ce lourd héritage, de l’enterrer à jamais, sous peine de le porter encore longtemps.

Par Aurore - Publié dans : Écriture
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